Le blog des Jeunes Socialistes Gersois

Dans le Gers, le mouvement des jeunes socialistes est la 1ère organisation politique de jeunesse. Nous vous proposons de suivre notre actualité, nos réflexions, nos actions. Si tu veux faire changer la politique, engage toi !

vendredi 4 juillet 2008

Une contribution pour le débat

arton1257_200x150Cette contribution thématique se veut un regard sur le monde et sur la gauche tels que les voit notre génération politique.

Nous avons ainsi souhaité dresser un diagnostic de la situation sociale de la jeunesse pour en tirer des perspectives durables. Convaincus que les difficultés de la société se manifestent de plus en plus violemment au sein de la jeunesse, nous avons souhaité apporter notre réflexion autour d’un autre modèle de développement à construire, en s’emparant de la question de la création de la richesse, des outils de redistribution et du rôle de l’action publique.

Nous avons, enfin, souhaité présenter nos ambitions pour la gauche, qui doit se rassembler, résister et inventer aujourd’hui pour construire et transformer demain. Pour cela, nous formulons treize propositions à la famille socialiste pour être à la hauteur des défis de demain.

« C’est à la jeunesse qu’il faut s’adresser si l’on veut agir sur les façons de penser les façons de vivre de l’ensemble de la France ». Léo Lagrange

I. Génération sacrifiée, nous refusons le déclassement et la régression sociale

Notre génération : révélateur des problèmes de la société

Première victime de la régression, la jeunesse est la première touchée par le démantèlement des protections sociales, l’accès aux soins notamment. Plus vulnérable, notre génération en devient d’autant plus précaire.

Face aux inégalités sociales et au détricotage progressif du service public de l’éducation, à travers les suppressions de postes, le démantèlement de la carte scolaire ou le retour d’une vision disciplinaire, l’émancipation et les perspectives d’avenir sont remises en cause. Alors que notre meilleur outil pour réduire les inégalités, l’école, est attaqué de toutes parts, la majorité des jeunes issus des classes populaires et moyennes est confrontée au blocage de l’ascenseur social.

Du fait de la crise du logement, 300 000 jeunes sont dépendants de leurs parents et de plus en plus d’étudiants se salarient pour financer leurs études. Se loger est un parcours du combattant, les loyers engloutissant parfois 50% ou plus des ressources des jeunes. Face au chômage, le déclassement est le rite d’initiation professionnelle d’un marché du travail où seule compte désormais la place dans la file d’attente. Au sortir de leur formation beaucoup sont obligés d’accepter des postes souvent bien au-dessous de leur niveau de qualification ou parfois même sans aucun lien avec leur orientation professionnelle. C’est la conséquence directe de l’absence d’une politique volontariste pour l’insertion professionnelle, la formation, l’emploi et la lutte contre les discriminations.

Une jeunesse mobilisée refusant la fatalité

Notre génération vit déjà moins bien que celle de ses parents : elle est la caisse de résonance d’une société qui va mal. Les émeutes dans les banlieues autant que les mobilisations sociales (comme le mouvement contre le CPE) qui la traversent régulièrement sont des révélateurs de cet état de fait.

Nous ne sommes pas pour autant fatalistes et résignés. L’engagement est au rendez-vous : défense de l’éducation, des libertés, de l’environnement, de la santé pour tous, actions en faveur d’un droit réel au logement... La jeunesse mobilisée esquisse un autre projet de société, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire, plus durable. Les politiques menées en faveur de la jeunesse ne peuvent plus se limiter aux questions de sport, d’éducation ou de vie associative. Aujourd’hui, notre génération, parce que première victime de la régression et consciente des enjeux auxquels elle doit faire face, se saisit des questions qui la concernent et se mobilise pour défendre son droit à l’avenir.

II. Face à la violence manifeste dans la société, nous appelons à un autre modèle de développement

Une droite qui relaie un néo-libéralisme destructeur

Nous ne pouvons prédire le nouveau visage que prendra le capitalisme, mais nous constatons que la droite au pouvoir ajoute la régression sociale aux différentes crises qui manifestent l’effondrement du système néo-libéral. Alors que de nombreuses régions dans le monde envisagent et mettent en place des alternatives, la droite au pouvoir poursuit sa fuite en avant : les services publics sont privatisés ou asphyxiés, la protection sociale démantelée, les salariés écartelés entre les emplois à temps partiels et les heures supplémentaires, l’Etat tend de plus en plus à être strictement cantonné à ses prérogatives régaliennes et répressives...

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage » disait Jean Jaurès. Un siècle a passé, et pourtant la problématique demeure : la progression de la sphère marchande et de la compétition menace la démocratie et la liberté. La doctrine néo-libérale est par nature destructrice de toutes les structures faisant obstacle à la logique du marché.

Fidèles à nos valeurs républicaines et socialistes, nous défendrons sans relâche la liberté et l’émancipation des individus. Celles-ci sont mises en danger par un système capitaliste débridé, porté par la droite néo-libérale, qui semble confondre « liberté » et « absence de règle ». Nous devons dépasser cet ordre économique, humainement sans logique, socialement destructeur, et écologiquement kamikaze. Nous assumons le fait que la liberté ne peut avancer sans égalité.

Une seule solution : un autre modèle de développement

Notre génération est confrontée à trois grandes questions qui bousculent notre société : l’arrêt du mouvement historique de réduction des inégalités et le retour en force de la pauvreté, la crise environnementale, le retournement de la pyramide des âges. Nous ne pourrons les résoudre dans le cadre économique et social actuel.

Le défi majeur posé aux socialistes est celui de la répartition des richesses. En dix ans, la part du travail dans la répartition de la valeur ajoutée a été diminuée de 10 points au profit de la rémunération du capital. Face aux échecs de la droite pour réduire le chômage et la précarité, augmenter le pouvoir d’achat ou relancer la croissance, nous prônons une nouvelle orientation économique et sociale pour la France, l’Europe et le Monde. Cette nouvelle orientation économique doit notamment reposer sur une meilleure représentation des salariés et autres travailleurs dans leurs entreprises ou leurs bassins d’emplois mais également sur une intervention plus efficace de l’Etat.

Le capitalisme financier échappe à tout contrôle public et démocratique, il hypothèque notre avenir pour le profit maximal d’un tout petit nombre. Pour faire face aux enjeux de demain, nous devons soumettre le pouvoir économique à l’impératif de justice sociale. La puissance publique a un rôle à jouer pour organiser les échanges économiques et internationaux, soutenir l’investissement, définir une vraie politique industrielle, favoriser la recherche et l’innovation. L’éducation, la recherche, la santé notamment, doivent rester des pôles publics dans lesquels le marché n’a pas sa place. Les services publics doivent avoir toute leur place dans cette stratégie économique globale, non seulement parce qu’ils sont sources de cohésion et de justice sociale, mais aussi parce qu’ils sont un outil économique efficace au service de la production et du développement. Nous devons aussi défendre l’économie sociale et solidaire, aujourd’hui étranglée par la pression concurrentielle.

Le développement durable, plus qu’un slogan une nécessité

Des changements climatiques à l’érosion massive de la biodiversité, nous traversons une crise majeure, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. C’est l’espèce humaine elle-même, qui, à terme, est menacée par sa propre action, et en premier lieu les populations les plus faibles.

Le développement économique de demain sera durable ou ne sera pas. Nous devons tenir compte des problèmes environnementaux et sociaux qu’engendre notre production agricole, industrielle et énergétique, et créer de nouveaux outils de mesure de la croissance qui prenne en compte la multiplicité de ces aspects. Nous entendons promouvoir un modèle de développement privilégiant les circuits courts (énergies, alimentation ...), un aménagement du territoire raisonné, et les constructions durables. Au-delà des initiatives privées, nombreuses et utiles, c’est bien au législateur d’intervenir et de changer en profondeur nos modes de production et de consommation. Si notre génération sera la première à connaître l’après-pétrole, cela ne doit pas la conduire à accepter n’importe quel modèle de développement. Le problème des agro carburants en est une illustration.

Face à la guerre des générations qu’organise la droite, une seule réponse : la solidarité

La population vieillit ; nous devons proposer une orientation politique qui défende et renouvelle les outils de la solidarité intergénérationnelle. La protection sociale, la santé ou les retraites, ne peuvent être laissés aux mains de l’initiative privée. Les politiques d’exonération des cotisations sociales doivent cesser : elles menacent la pérennité du financement de la protection sociale pour des résultats insignifiants en matière d’emplois ou d’investissement. Face à cela, nous devons prôner une redistribution plus juste des richesses, qui « taxe » davantage le capital que le travail. Nous militons pour une prise en compte nouvelle de la jeunesse dans l’organisation de la protection sociale : pour permettre l’égalité des conditions d’études et associer les années de formation au calcul des droits à la retraite.

L’allongement de la durée de vie n’est pas un drame comme voudrait le faire croire la droite, au contraire c’est un signe de progrès. Le drame serait de ne pas préparer la société aux évolutions démographiques, l’injustice serait de ne pas permettre à chacun de faire ses choix de manières autonomes tout au long de la vie. C’est pourquoi il serait temps d’aborder la question d’un service public du 4e âge, de la prise en charge quotidienne des personnes âgées sans limiter la question de l’allongement de la vie à celle de l’accompagnement vers la fin de vie.

De nouveaux outils pour l’action publique et un nouveau visage pour la démocratie

Principe d’action et projet de civilisation, nous défendons la démocratie dans toutes les sphères de la société. Républicains, laïcs et socialistes, nous défendons les droits sociaux comme conditions nécessaires à la démocratie, au même titre que les droits civils et politiques. Or le recul de ces derniers interpelle. Face à la personnalisation du pouvoir politique, confrontés au transfert des compétences du suffrage universel vers des instances non élues, ou encore devant la crise de confiance exprimée à l’égard de la politique, nous devons défendre un projet d’approfondissement de la démocratie.

Nous affirmons qu’il est nécessaire de changer la politique pour changer de politique. Les évolutions mondiales ont rendu obsolètes les anciens outils d’intervention publique, et impuissantes des organisations internationales trop souvent soumises aux dogmes du libéralisme économique. Il est désormais nécessaire de renforcer l’intervention et le contrôle citoyen à chaque échelon de l’action publique.

La Vème République est le seul système politique au sein des démocraties occidentales à donner des pouvoirs aussi larges à un exécutif aussi irresponsable. Cet agencement des institutions permet au gouvernement de se détourner du Parlement, et les quelques rafistolages proposés ne nous convainquent pas. Ainsi, nous militons pour une refonte totale de nos institutions, dans une VIème République primo ministérielle : le chef de l’exécutif doit être le Premier ministre, entouré d’un gouvernement politiquement responsable devant le Parlement. La justice ne doit pas être subordonnée au pouvoir exécutif et doit disposer d’une indépendance que la présidence du CSM par le Président de la République ne rend actuellement pas possible. Nous défendons un nouvel acte dans la décentralisation qui passe par la suppression de l’échelon départemental et l’élection au suffrage universel direct des intercommunalités. Cela ira de pair avec une clarification des compétences.

Nous défendons également la construction d’une Europe fédérale. La Commission Européenne - véritable gouvernement européen - serait responsable devant un Parlement Européen aux pouvoirs renforcés dont le mode de scrutin commun à tous les pays assurerait une représentativité plus juste. L’organisation de la confrontation démocratique et du débat d’idées est impérative en Europe car elle est l’échelle pertinente d’intervention des pouvoirs publics pour promouvoir un modèle de développement durable.

Nous plaidons, enfin, pour un changement radical des règles du commerce international, qui ne devra plus reposer sur la recherche d’une concurrence « libre et non faussée », mais devra prendre en compte des critères de progrès humain, de préservation des ressources terrestres et environnementales. Nous souhaitons une harmonisation par le haut des protections dont peuvent bénéficier les travailleurs du monde entier, une intervention forte en faveur de l’environnement, allant bien au-delà des actuelles déclarations de bonnes intentions. Conscients que ces objectifs ne peuvent être atteints dans le cadre des organisations internationales actuelles, nous militons activement pour que ces dernières soient démocratisées, et cessent d’être les élèves zélés des préceptes ultra-libéraux. Elles doivent assumer leur mission de régulation de la mondialisation, de protection du travail et de répartition des richesses.

Peu importe les réticences des forces d’argent : nous devons mettre au centre des préoccupations mondiales le progrès démocratique, économique, social et environnemental des sociétés. C’est cette vision du socialisme du XXIe siècle qui est en soi le meilleur modèle de développement durable.

III. Une gauche unie pour construire l'alternative

Aujourd’hui, le Parti Socialiste ne rassemble à ses côtés qu’une partie de la gauche. L’histoire politique de notre pays nous prouve pourtant que jamais celle-ci n’a gouverné aussi efficacement que lorsqu’elle était unie. Il est de notre responsabilité de bâtir une gauche unie en travaillant avec nos alliés communistes, républicains, verts et radicaux, car nous partageons les mêmes valeurs : solidarité, humanisme, internationalisme et justice sociale.

Si « ce qui nous rassemble est plus grand que ce qui nous divise », alors nous voulons être les initiateurs d’une gauche unie associant tous ceux qui souhaitent dépasser leurs divergences, œuvrer pour le même idéal, pour construire une alternative durable.

Une gauche qui gagne et transforme la société: incarnons le progrès et la modernité

Après plus d’un siècle d’histoire, les socialistes et socio-démocrates, en Europe et dans le monde, composent la seule force de transformation sociale capable de porter le progrès par la réforme. Parce qu’il a guidé l’histoire et l’action socialiste depuis sa genèse, le progrès n’est pas une idée morte et reste le moteur de notre action. Cette idée, comme les autres, est à questionner et à repenser, pour devenir le socle d’un nouvel universalisme. Par sa volonté de transformation, la gauche doit incarner la modernité en donnant des réponses aux nouveaux enjeux d’une société complexe. Après les récents échecs électoraux et les dérives des partis socio-démocrates à travers l’Europe, le Parti Socialiste se doit d’être moteur d’une nouvelle forme de gouvernement décomplexé.

Une gauche ambitieuse pour l'Europe

Nous voulons approfondir la construction Européenne, faire de l’Union Européenne une entité politique fédérale dotée d’un traité politique et social ambitieux. C’est donc à l’élaboration d’un projet pour l’Europe que nous devons nous consacrer, pour permettre de démocratiser l’Union Européenne et bâtir une Europe sociale à la hauteur de nos idéaux et ambitions : un salaire minimum européen, une harmonisation par le haut des protections sociales, la convergence économique pour une fiscalité juste et harmonieuse, le développement des services publics européens, la défense d’une politique industrielle respectueuse de l’environnement et la mise en place d’une politique de création d’emplois. Nous devons devenir les outils de cette ambition en faisant du PSE un véritable parti portant nos idées au plan européen.

Une gauche enracinée dans la société

Pour que la gauche reconquière les couches populaires et s’assure un soutien pérenne, elle doit s’enraciner profondément dans la société. Pour cela, elle doit être à l’image de notre société, en étant présente localement sur l’ensemble du territoire. C’est en étant l’émanation de la population que la gauche pourra la fédérer. Cela passe notamment par la réaffirmation de notre statut d’organisation d’éducation populaire.

Une gauche politique en lien avec le mouvement social dans le respect de son indépendance

Il est urgent de renforcer nos liens avec les acteurs de la société civile et du mouvement social. Convaincus que le renouvellement de nos actes doit s’inspirer de leurs expériences et des nouvelles réflexions, nous devons dialoguer avec les militants, les associations, les syndicats et la gauche intellectuelle tant au niveau national que local, et en faire les partenaires privilégiés de nos propositions et de nos campagnes. Le maillage politique/social/syndical est le fer de lance de la gauche. Nous ne vaincrons les inégalités que si nous sommes capables de faire front commun.

Une gauche qui résiste, construit et invente

Conscients que les Français attendent que notre action menée face à la droite soit critique et propositionnelle, notre méthode doit être celle d’une opposition constructive et sans concession. Elle doit s’appuyer sur une confrontation idéologique avec la droite et proposer un autre projet de société.

IV. Propositions à la famille socialiste pour être à la hauteur des enjeux de demain :

Une Contribution Climat Energie

Sa mise en place serait proportionnée selon le niveau de pollution des activités ou produits concernés, conditionnée à l’existence d’alternatives propres, et à la situation sociale des consommateurs... Elle permettrait un plan massif de lutte contre la crise environnementale, en soutenant la recherche et la production d’énergies renouvelables, l’agriculture biologique, un vaste plan d’économie d’énergie (dans les logements notamment), en réduisant drastiquement l’usage de produits nocifs, en protégeant la biodiversité et en repensant le tissu urbain pour créer la ville durable du XXIe siècle. La création d’un service public européen du gaz et de l’électricité donnerait les moyens à l’UE de mener une politique environnementale et énergétique raisonnée en faveur des citoyens de l’Union et la renforcerait dans ses négociations avec les pays tiers sur les matières premières.

Appliquer le principe de précaution aux OGM

Si nous sommes favorables à la recherche publique sur les Organismes Génétiquement Modifiés, la culture en plein champ et la commercialisation de ces produits devraient être interdites afin d’empêcher les contaminations, les risques sanitaires et la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des firmes multinationales de semenciers. En outre, les dérives relatives à la brevetabilité du vivant imposent un effort de recherche publique.

Un Taux Minimum Interprofessionnel de Croissance des Salaires

Parce que l’augmentation du SMIC n’est pas répercutée aujourd’hui sur l’ensemble des salaires, nous proposons d’étendre le modèle d’augmentation du SMIC à l’ensemble des revenus salariaux, par un taux qui servirait de base à la négociation salariale.

Une politique du logement radicale

Face à l’explosion du nombre de logements vides dans les villes et à l’envolée des loyers, nous proposons de réglementer les loyers par la loi et d’appliquer la loi de réquisition des logements vides.

Pour un droit à la réussite dans l'éducation

L’objectif du système scolaire ne doit plus être la sélection par l’échec, mais l’élévation du niveau de formation de chaque individu et de toute la société. Pour cela, il doit mettre en œuvre tous les moyens disponibles (pédagogie différenciée, soutien scolaire, orientation, plafonnement à 20 du nombre d’élèves par classe...). L’élévation global du niveau de qualification par la réussite de tous est à la fois un impératif économique et un droit démocratique.

Création de sociétés de crédits publiques

Il s’agirait d’un pôle financier public qui prêterait en fonction de critères définis par le Parlement, afin de permettre à la puissance publique d’orienter la création de richesse et de se substituer à la logique usurière du crédit à la consommation privé. Cela doit s’accompagner d’un durcissement de la législation réglementant les crédits à la consommation courante.

Une Allocation d'Autonomie universelle, sociale, individualisée

Cette allocation permettrait à chaque jeune en formation et en insertion de sortir de la précarité et de pouvoir assumer pleinement ses choix de vie.

Une justice des discriminations

À l’instar du pôle financier dans les parquets, nous proposons que soient institués des pôles anti-discrimination, afin de poursuivre et enquêter sur ce type d’infractions.

Un conseil des âges

La pyramide des âges s’est inversée. Les enjeux de la transition démographique sont considérables : protection sociale, services publics, dépendance, logement... Il faut traiter ces questions de façon transversale. Un comité inter ministériel serait mis en place à cet effet. Il permettrait de gérer la transition démographique, et de mettre en place des comités interministériels traitant des questions générationnelles.

La régularisation de tous les sans-papiers

Parce que nous sommes internationalistes et humanistes, nous devons nous préoccuper des personnes sans papiers sur notre territoire. Ainsi, nous souhaitons une régularisation de tous les sans papiers. Cette mesure devrait être la première pierre d’un vaste projet d’intégration axé sur le logement, l’emploi et l’accompagnement aux candidats à l’immigration. Nous devons également engager, au niveau européen, une véritable réflexion sur notre politique d’immigration.

La poursuite de la création d'une société du temps libéré

Parce que nous croyons à la réduction du temps de travail comme facteur de réduction du chômage, et vecteur d’une société du temps libéré et du travail partagé, nous proposons de mettre en place la généralisation effective des 35h et de développer les politiques publiques de loisirs et d’accès à la culture nécessaires à l’émancipation. 32h et semaine de 4 jours sont pour nous des mesures à court terme indispensables. Le droit de vote pour les résidents étrangers Parce qu’ils ont les mêmes devoirs que les citoyens français et européens, les étrangers doivent avoir les mêmes droits. Nous devrions permettre aux étrangers de voter et de se présenter lors des élections locales et nationales sous condition de durée de résidence.

L'interdiction du cumul des mandats et la création d'un statut de l'élu

Nous proposons le non-cumul absolu de tout autre mandat avec celui de député. Les indemnités doivent donc être suffisantes pour pouvoir vivre sans avoir besoin de travailler ou d’exercer un autre mandat électif. Un maire ne devrait plus cumuler aucun autre mandat (conseiller régional, conseiller général, parlementaire) s’il est maire d’une commune de plus de 10.000 habitants. Nous proposons également de restreindre à 2 mandats consécutifs l’exercice d un même mandat.

Un Tarif Extérieur Commun

Au sein de l’Union Européenne, il serait chargé d’atténuer les différences de protection sociale et environnementale, en surtaxant les produits venant de pays ne respectant pas des normes sociales et environnementales collectivement admises au sein de la zone européenne.

Le progrès n’est pas une idée dépassée.

C’est aux socialistes qu’il appartient de le relancer.

Soyons à la hauteur

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mercredi 25 juin 2008

La directive de la honte construit les geôles de l’Europe forteresse !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’indigne de l’adoption par le parlement européen de la directive retour ou directive de la honte.

Première mesure de codécision de l’UE en matière d’immigration, la directivarton1238_200x150e ne traite que de la répression à l’égard des sans papiers et illustre une conception de l’UE bien éloignée des valeurs fondamentales de l’Europe. Le MJS accuse les parlementaires européens et les gouvernements qui ont approuvé la directive d’utiliser l’argument de l’harmonisation des règles à des fins exclusives de répression des personnes sans papiers. Censée harmoniser les pratiques dans l’UE, la directive votée s’aligne en fait sur les standards européens les plus répressifs, incitant de fait la plupart des Etats à adopter des réglementations plus dures pour les personnes sans papiers.

En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des personnes étrangères. Lorsqu’on sait d’expérience que l’éloignement d’un étranger intervient dans les dix premiers jours de sa détention, il est évident que l’utilisation d’une durée si longue vise à punir et à contrôler. Cette directive instaure, également, une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées. Elle ne peut que créer des situations absurdes et inacceptables en éloignant pour une durée très longue des personnes qui plongent nécessairement dans la clandestinité celles et ceux qui voudraient revenir.

Symbole d’une conception ultra réactionnaire de l’Europe, insulte faite au Monde entier, la directive construit les geôles de l’Europe forteresse. Illustration la plus grave de cette dérive honteuse, les personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, malade, victimes de tortures) et les mineurs, jusqu’alors protégées, sont concernés, au même titre que les autres, par la directive.

Le MJS demande la mise en œuvre d’une vraie politique d’immigration pour l’UE en concertation avec les pays concernés. L’Europe avait besoin hier des immigrés, elle en aura besoin demain pour des raisons tant économiques que démographiques. Elle doit également être une terre d’accueil porteuse d’une vision ouverte sur le monde et protecteur des libertés fondamentales.

Cette directive qui ne peut inspirer que de la honte et du dégoût doit être abrogée.

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mardi 17 juin 2008

Travailler moins et travailler tous pour vivre mieux

arton1236Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient la mobilisation des salariés du 17 juin 2008 sur la durée légale du travail et les retraites. Les mesures annoncées par le gouvernement menacent des décennies de conquêtes sociales, hypothèque l’avenir d’un modèle social solidaire, en même temps qu’il méprise le dialogue social.

En autorisant des accords entre partenaires sociaux permettant le dépassement du quota légal d’heures supplémentaires hebdomadaires dans les entreprises, le gouvernement enterre les 35 heures et casse la durée légale du travail, fruit de près d’un siècle de combats et de dialogue. La France revient à une situation antérieure à la loi du 23 avril 1919 qui installait la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures.

Le MJS dénonce également la signature du gouvernement de la directive européenne qui autorise les salariés à travailler jusqu’à 65 heures par semaine. Le droit du travail devient un no man’s land juridique où le patron est seul maître du temps de travail des salariés. Cette politique oblige les salariés à travailler plus, n’augmente pas les salaires et n’encourage pas l’emploi des salariés qui en sont privé.

S’agissant des retraites, le gouvernement reste sourd aux revendications du mouvement social et s’entête à ne proposer que l’augmentation du nombre d’annuités cotisées. Il feint d’ignorer le chômage des seniors, les difficultés d’insertion des jeunes, la faiblesse des salaires et des pensions. D’autres solutions existent : suppression d’exonérations de cotisations, augmentation des cotisations, modulation en fonction de la pénibilité du travail.

En ignorant les partenaires sociaux, le gouvernement fait la preuve de son mépris du dialogue social et dévoile la vraie nature de ses intentions : casser toutes les protections sociales quelle qu’en soient les conséquences pour le plus grand nombre.

Le MJS défend une autre voie pour lutter contre le chômage, la précarité et pour le progrès social : celle du travailler moins pour travailler tous et vivre mieux.

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lundi 9 juin 2008

La France d'avant !

arton1234_200x150Depuis un an, notre omniprésident et son gouvernement cherchent à donner l'illusion de la rupture, de la modernité. Mais cette droite “décomplexée” ne nous donne qu'un retour à la “France d'avant” : celle où l'individualisme prime, celle où les droits sociaux n'existent plus...

Quarante ans après mai 68, ils veulent tout liquider jusqu'à notre modèle social pourtant cité en exemple à l'étranger. Mais nous ne sommes pas la Gauche archaïque qui refuse la modernisation comme ils veulent bien le faire croire, nous militons pour le progrès !

Le progrès, c'est : la réduction des inégalités
Les mesures prises par la droite depuis un an sont effectivement une rupture : une rupture avec le mouvement de réduction des inégalités initié depuis la guerre ! Le combat pour l'égalité est loin d'être archaïque. Nous devons nous battre pour l'émancipation pour tous en donnant à chacun le droit et les moyens de faire ses choix de manière autonome à chaque moment de sa vie.

Le progrès, c'est : promouvoir la laïcité
Nicolas Sarkozy a remis au goût du jour l'idée que la démocratie a besoin de la religion pour régenter l'ordre social. Cette conception réactionnaire et cynique de la société ne nous convient pas car la démocratie est fondée sur un autre idéal : celui du vivre ensemble et de la citoyenneté. Nous devons nous battre contre les attaques à la laïcité car c'est la garantie du lien social !

Nous ne serons pas la génération sacrifiée !
Nous exigeons un droit à l'avenir !
Nous faisons le choix de la résistance à cette droite et de la construction de l'alternative à gauche !

Parce que la réforme doit être synonyme de progrès social, toi aussi, engage-toi ! Pour une juste répartition des richesses, pour une allocation autonomie, pour une éducation de qualité, pour des services publics forts, pour une augmentation des salaires, pour mettre fin à la crise du logement ! L'avenir, c'est toi. L'avenir, c'est nous ! Rejoins-nous !

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mercredi 4 juin 2008

Gratification des stages en formation de travail social : le mouvement s’amplifie

arton1201_200x150Le mouvement des Jeunes Socialistes soutient le mouvement des travailleurs sociaux en formation (TSF). Depuis huit semaines les TSF (assistants de service social, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, éducateurs techniques spécialisés...) se mobilisent dans toute la France pour lutter contre le danger de ne pouvoir valider leur Diplôme d’Etat.

Le décret du 31 janvier 2008 impose la gratification des stages de plus de trois mois dans le secteur privé. Même si ce dernier peut sembler être une avancée pour les TSF, il ne s’applique à tous et dans tous les secteurs. Suite à l’application de ce décret en cours d’année scolaire sans avoir été concerté, les stages d’un grand nombre de travailleurs sociaux en formation sont refusés ou suspendus faute de moyens.

Le diplôme des (TSF) est remis en question car les employeurs du secteur social n’ayant pas obtenu le financement pour la gratification, ont décidés le gel de tous les stages de plus de 3 mois. La conséquence pour tous les TSF pourrait être qu’aucun diplôme ne puisse être validé car ces stages sont obligatoires dans leur cursus. Aussi, les TSF (souvent en situation précaire) ne peuvent pas se permettre de reculer de quelques mois leur entrée sur le marché du travail (arrêt des bourses, emplois dès juillet...).

Au fil des assemblées générales, le mouvement s’intensifie et construit des revendications qui vont bien au delà des premières exigences. Ils demandent donc le paiement des stagiaires par l’intermédiaire des centres de formation ou des DRASS afin de favoriser l’égalité d’accès aux lieux de stages et la reconnaissance des diplômes d’Etat d’AS, ES et EJE au niveau bac + 3 (licence). Enfin, Conscients que la gratification est un premier pas pour les TSF, ils s’opposent néanmoins à la mise en place du décret et demandent une concertation tripartite.

Jeunes socialistes, nous soutenons ces revendications et appelons le gouvernement à une concertation avec les TSF, les écoles de travail social et les sites accueillants des stagiaires.

Le 16 avril 2008 a débuté une marche de 15 jours entre Lille et Paris pour trouver une issue au problème de la gratification des stages dans les formations du social. Le 30 avril, ils ont été reçu par la DGAS mais cela n’a pas abouti.

A l’occasion des assises du social à la Sorbonne aujourd’hui, mardi 13 Mai 2008, une manifestation sera organisée à 13H place Denfert Rochereau pour ensuite rejoindre les assises.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes reste vigileant sur cette mesure et apporte son soutien à cette démarche.

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jeudi 22 mai 2008

Lycéens : les raisons de la colère

Tribune de Florian LECOULTRE, Président de l'Union Nationale des Lycéenne, parue dans le Journal Le Monde le Jeudi 15 mai.

Si les lycéens descendent dans la rue depuis deux mois c'est bien que leur mouvement touche à des enjeux essentiels pour l'avenir du service public d'éducation. Des mobilisations locales, associant enseignants, parents et élèves ont débuté dès la notification aux établissements des dotations horaires avec lesquelles ils sont censés fonctionner lors de l'année scolaire 2008-2009. Au-delà des 11 200 postes en moins à la rentrée 2008, ce sont les 80 000 suppressions prévues pour les trois années à venir, s'ajoutant aux 25 300 postes supprimés depuis 2003, qui inquiètent la communauté éducative.

En effet, alors que le nombre d'élèves augmente, comflorianlecoultrement lutter contre l'échec et la reproduction sociale, comment élever le niveau de formation en supprimant les moyens d'un suivi individualisé des élèves ? Sur le terrain, les effets de ces coupes budgétaires massives se font déjà ressentir : les classes dépassent désormais fréquemment les 35 élèves, de nombreuses options sont supprimées, accélérant la ghettoïsation de certains établissements... L'impression domine actuellement d'avoir atteint un point de non-retour dans les lycées. 

Les suppressions de postes cristallisent aujourd'hui le mécontentement car elles traduisent une politique à courte vue, tournant le dos à toute véritable ambition éducative. Lors de sa récente intervention télévisée, le président de la République a malheureusement confirmé l'objectif purement comptable des réformes éducatives du gouvernement. La réforme du bac professionnel, conduite sans les lycéens, en est l'exemple type : ne cherchant ni à sortir ces filières de leur image de relégation, ni à réduire l'échec massif dont les lycéens professionnels sont victimes, elle semble ne poursuivre que l'objectif comptable de supprimer une année de formation.

Les lycéens ne sont pas conservateurs ; au contraire, ils exigent des réformes, mais considèrent qu'elles doivent porter une ambition éducative, répondre à l'objectif d'une école plus juste, permettant l'émancipation des jeunes et l'élévation du niveau de formation de la population. Les moyens doivent ainsi découler des objectifs politiques fixés à l'école, et non constituer un préalable conduisant à revoir les objectifs à la baisse. L'Union nationale lycéenne porte de nombreuses propositions pour réformer le système éducatif. C'est la réforme du collège unique en diversifiant certains enseignements pour lui permettre de redevenir le lieu de la mixité sociale, le renforcement du lien entre le secondaire et le supérieur, un vrai service public d'orientation capable de dispenser une information gratuite et de qualité à tous les élèves.

C'est le lycée polyvalent qui mêle les filières professionnelles, technologiques et générales dans un même établissement, favorisant les passerelles. C'est une pédagogie interdisciplinaire, un service public d'aide scolaire qui permette aux familles d'éviter le recours au privé pour assurer les missions de l'école. C'est une refonte des rythmes scolaires et des programmes, une nouvelle architecture de l'évaluation et de l'examen du bac. Les pistes à explorer sont nombreuses et les propositions des lycéens détaillées et crédibles.

Le président de la République a raison : si les lycéens se mobilisent c'est parce qu'ils sont inquiets pour leur avenir et qu'ils ont le sentiment d'être une génération sacrifiée sur l'autel de la rigueur. Cette situation est loin d'être normale et devrait révolter l'ensemble de la classe politique. Comment en effet théoriser que par principe la jeunesse soit synonyme d'inquiétude pour l'avenir ? Comment se résoudre à ce que les jeunes Français soient les plus pessimistes d'Europe ? Les lycéens souhaitent au contraire en se mobilisant préserver leur droit à l'avenir et démontrer que la jeunesse doit être le moment de l'émancipation et de l'ouverture des possibles.

Crise des banlieues et mouvement lycéen contre la réforme du bac en 2005, mobilisation contre le CPE en 2006, mouvement des étudiants et lycéens contre la loi sur les libertés et responsabilités des universités en 2007, la fréquence des mobilisations de la jeunesse démontre, loin d'une tradition rituelle, l'ampleur de la crise sociale et générationnelle qui traverse le pays. Le gouvernement serait fort inspiré d'entendre le message de la jeunesse, faute de quoi c'est l'avenir de l'ensemble du pays qui sera compromis.

Les lycéens, en se mobilisant autour de revendications et de propositions claires, ont pris leurs responsabilités et montré l'absurdité des sempiternelles accusations de manipulation portées contre les jeunes qui se mobilisent. Lors de la rencontre avec Xavier Darcos, le 10 mai, ils ont obtenu de premiers reculs de la part du gouvernement. Des thématiques ont été dégagées qui vont dans le bon sens pour la future réforme du lycée, comme la mise en place d'un réel statut lycéen, ou encore d'un service public d'orientation doté d'un vrai contenu. Si ces avancées sont significatives, elles ne sauraient être considérées comme suffisantes et les lycéens attendent désormais du ministre qu'il réaffirme son ambition pour le système éducatif par la mise en place d'une exception dans l'éducation nationale à la logique de suppressions à grande échelle de postes qui prévaut dans la fonction publique.


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dimanche 18 mai 2008

La journée mondiale contre l’homophobie ne doit pas être un gadget

arton1204_200x150A l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, ce 17 mai 2008, Mme Rama Yade, Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, a annoncé la reconnaissance officielle de cette journée de mobilisation par la France.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes se félicite de cette annonce, qui constitue une avancée dans la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre, et pour l'égalité.

Toutefois, cette journée ne doit pas constituer un gadget politique supplémentaire cachant l'absence d'action et de volontarisme de la politique ménée en France et à l'étranger par Nicolas Sarkozy en ce qui concerne les droits de l'Homme. L'homosexualité est encore punie par la peine de mort dans de trop nombreux pays, ce que la France doit dénoncer.

De plus, il ne faut oublier le double langage de la droite qui n'a pas encore mis en place les moyens promis lors de la campagne pour lutter contre toutes les discriminations, et qui a une nouvelle fois investi M. Vanneste à l'occasion des élections municipales de mars dernier, malgré ses condamnations pour des propos homophobes. Il s'agit d'un nouveau refus de la droite de reconnaître simplement l'égalité entre tous les citoyens.

Le MJS propose de renforcer les remparts juridiques contre ces discriminations en valorisant et en s'appuyant sur le travail et l'expérience des associations. La lutte pour l'égalité et la tolérance doit devenir un véritable enjeu pédagogique. Ce travail de pédagogie, d'information et de sensibilisation ne doit pas se limiter au cadre scolaire, mais doit également atteindre les lieux de travail et les administrations, ainsi que de nombreux territoires trop longtemps délaissés, comme l'outre-mer, les banlieues et les zones rurales.

Enfin, cette reconnaissance, après avoir déchu un citoyen de sa nationalité française pour s'être marié avec un Néerlandais, illustre bien l'hypocrisie du gouvernement de François Fillon quant aux questions LGBT.

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mardi 6 mai 2008

Ecrire l'histoire après Mai 68

Quarante ans après, que reste-t-il de Mai 68 ? Indéniablement demeure dans la mémoire collective le souvenir d’un grand événement où se mêlent les émeutes et manifestations au quartier latin et les grèves et occupations d’usines. Surtout, Mai 68 fut un événement déclencheur. Face à un pouvoir gaulliste enfermé dans son inflexibilité et mis hors-jeu par son décalage vis-à-vis des aspirations profondes exprimées, étudiants, intellectuels et ouvriers ont amorcé des combats précurseurs.

Libération des femmes, massification de l’enseignement, augmentation du pouvoir d’achat, émergences des causes environnementales, proclamation de nouveaux droits, autonomie de la jeunesse, contestation de l’autoritarisme comme mode d’affirmation du pouvoir… Notre société est profondément marquée par ces combats émancipateurs qui ont rythmé les années 70 et auxquels le PS d’Epinay s’est ouvert.

Quand la droite souhaite revenir sur Mai 68, en faisant mine d’en faire la source de tous nos maux, ce n’est pas au caricatural « jouissez sans entrave » qu’elle s’attaque, mais bien à tous ces combats culturels et aux libérations qu’ils ont entraînées.

Notre génération ne regarde pas Mai 68 comme un âge d’or dont elle aurait à faire fructifier on ne sait SoisJeuneTaisToiquel héritage. Elle regarde vers l’avenir tout en étant trop souvent otage du quotidien. Elle ne cherche pas à imiter, mais bien à résister, construire et inventer. Peu de romantisme, mais des combats forts : pour le droit au logement, contre la précarité, l’égalité d’accès au savoir et à la culture, les libertés numériques…

C’est peut-être en cela qu’elle porte le plus l’esprit de Mai 68, cet esprit de libération, cet esprit de changement. Contester un ordre injuste, réconcilier réformes à court terme et ambitions de transformation sociale et démocratique à long terme, c’est un peu cela être socialiste, 40 ans après Mai 68. La où la droite manipule la mémoire, la responsabilité des socialistes est d’écrire l’histoire.

Antoine Détourné, président du MJS

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vendredi 2 mai 2008

Appel de la jeunesse sans OGM

NONOGM« Refusons d'être les cobayes de la plus vaste expérience scientifique »

Nous vivons actuellement un des grands tournants de l'histoire du monde. Ce mot d'ordre est loin d'être innocent. Il y a comme quelque chose d'extrêmement sensible qui est train de se passer. Nous avons décidé de ne pas nous laisser faire car il ne s'agit pas d'une grogne qu'il faudrait taire, d'un simple chahut ou d'une manipulation. Nous avons décidé de prendre en charge notre destin et de manifester notre colère sur les conséquences d'actes irréfléchis que nous allons subir.

Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature. Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Précisons que, loin d'être dogmatiques, nous ne sommes pas opposé-e-s aux cultures d'OGM en milieu confiné et à des fins de recherche scientifique. Mais nous voulons être protégés.

Demain, à cause de la décision du gouvernement et du vote de la majorité parlementaire, nous risquons de trouver dans nos assiettes des produits génétiquement modifiés dont personne ne connaît l'impact à long terme sur notre santé comme sur la biodiversité.

La société et sa jeunesse crient leur malaise face aux OGM. Alors qu'hier le Grenelle de l'environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd'hui notre avenir ?

Il ne s'agit pas seulement d'une question de solidarité entre générations. C'est aussi et surtout une question de modèle de société et de gestion du risque. Plutôt que de les accepter aveuglément, la société doit prévenir les risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.

Aujourd'hui, nous tirons la sonnette d'alarme pour éviter l'hémorragie.

Le gouvernement et la majorité parlementaire sont prêts à nous sacrifier. Aujourd'hui ils sont informés, demain ils ne pourront pas dire qu'ils ne le savaient pas !

Nous demandons une plus grande écoute de la société civile afin d'appréhender tous les dangers, d'en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en œuvre le principe de précaution.

Nous lançons ensemble un appel à la jeunesse afin de prévenir d'éventuels drames humains, de protéger notre santé et notre planète.

Nous vous invitons à signer cet appel et vous donnons rendez-vous pour une prochaine action "coup de poing" avant que le projet de loi ne soit débattu au Sénat puis à l'assemblée nationale.

Organisations signataires : Jeunes Verts, Fac Verte, Jeunes Communistes Révolutionnaires, Jeunes du Modem, Jeunes Radicaux de Gauche, Mouvement des Jeunes Socialistes, Réso, Zone d'écologie populaire, Jeunes Communistes, Chiche! et la Souris Verte d'Amiens.

L'appel sur : www.jeunesse-sans-ogm.org

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lundi 14 avril 2008

Le gouvernement doit revoir sa copie !

Des milliers de lycéens ont manifesté leur colère dans les rues. A Auch, comme partout en France, le Mouvement des Jeunes socialistes est à leurs cotés. Comment se fait-il que les jeunes descendent aussi régulièrement dans la rue ? Voici un bon sujet de dissertation sur lequel devrait se pencher le gouvernement. Car mener une politique nationale sans les jeunes c’est priver de parole toute une génération.

N’en déplaise à Monsieur Darcos, ce n’est pas un « malaise » qu’expriment les manifestants, il s’agit bien d’une crise de confiance.

N’en déplaise à Monsieur Darcos qui estime que "le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l’Ile-de-France", La mobilisation sur l’éducation s’intensifie. Chaque jour, de nouveaux lycées se mobilisent. Et nous serons toujours plus nombreux, dans les rues, dans les lycées, dans les facs pour dire non à la régression.Maniflyc_ennes

Car n’en déplaise à Monsieur Darcos qui souhaite "passer un ’new deal’ avec la jeunesse, contre le conservatisme", toutes les mesures prises par le gouvernement actuellement, notamment avec la réforme du bac pro, participent d’un mouvement de régression que nous ne laisserons pas aboutir. Une refonte globale de l’éducation est possible. Elle doit se faire en concertation avec l’ensemble des acteurs du monde éducatif. Elle doit être au service de l’éducation et répondre à ses besoins. L’éducation Nationale doit être une priorité, la réforme doit aller dans le sens du progrès et non de la régression. N’en déplaise encore à Monsieur Darcos, les lycéens ne sont pas hors sujet, ils savent bien pourquoi ils manifestent, pour défendre leur droit à l’éducation. Ce serait plutôt au gouvernement de revoir sa copie.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes sera à nouveau présent aux cotés des lycéens et des professionnels de l’éducation.

Posté par mjsgers à 18:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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